Qui sommes nous ?
Mandat
L’Observatoire des énergies renouvelables (EnR) et de la biodiversité est inscrit à l'article 20 de la Loi n°2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, ainsi qu’à la mesure 15 (action 2) de la Stratégie nationale Biodiversité (SNB) 2030. Ses missions et son organisation sont fixées au sein du Décret n° 2024-315 du 6 avril 2024.
Il vise à :
- Éclairer le débat public et les décisions politiques en matière de développement des énergies renouvelables ;
- Contribuer à la cohérence des politiques publics, en apportant des éléments de connaissance nécessaires à la conciliation des objectifs de Souveraineté énergétique et de Neutralité Carbone 2050 d'une part; et de Zéro Perte Nette de Biodiversité et de Zéro Artificialisation Nette d'autre part.
Loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables
Article 20
Un observatoire des énergies renouvelables et de la biodiversité est mis en place au plus tard un an après la promulgation de la présente loi. Cet observatoire a notamment pour mission de réaliser un état des lieux de la connaissance des incidences des énergies renouvelables sur la biodiversité, les sols et les paysages, des moyens d’évaluation de ces incidences et des moyens d’amélioration de cette connaissance. Les modalités d’organisation de cet observatoire et ses missions sont précisées par voie réglementaire.
Décret n° 2024-315 du 6 avril 2024 relatif à la création d'un observatoire des énergies renouvelables et de la biodiversité
Article 1
L'observatoire des énergies renouvelables et de la biodiversité est chargé de :
1° La synthèse des connaissances disponibles au travers des études et données existantes sur les incidences des énergies renouvelables terrestres sur la biodiversité, les sols et les paysages ainsi que sur l'efficacité des dispositifs d'évitement, de réduction, ou de compensation accompagnant le développement des énergies renouvelables ;
2° La diffusion auprès du public et des parties prenantes de l'ensemble de ces synthèses de connaissances, études, expertises et données.
La mission mentionnée au 1° est réalisée à partir de la littérature scientifique et en se basant sur les données de suivi des parcs de production d'énergie renouvelable, notamment celles résultant du 4° de l'article R. 181-13 du code de l'environnement et des dispositions réglementaires applicables aux installations soumises à autorisation au titre de la rubrique 2980 de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement, ainsi que sur les retours d'expérience.
L'observatoire peut également réaliser ou solliciter la réalisation, de manière ponctuelle et ciblée, des études et expertises spécifiques sur des sujets d'intérêt, en lien avec ses missions.
Article 2
1° L'observatoire est mis en œuvre conjointement par l'Office français de la biodiversité mentionné à l'article L. 131-9 du code de l'environnement et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie mentionnée à l'article L. 131-3 du même code, sous le pilotage stratégique du ministère chargé de l'énergie et du ministère chargé de l'environnement ;
2° Le comité stratégique de l'observatoire est co-présidé par le ministre chargé de l'énergie et le ministre chargé de l'environnement ou leurs représentants. Il associe l'Office français de la biodiversité mentionné à l'article L. 131-9 du code de l'environnement et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie mentionnée à l'article L. 131-3 du même code. Ce comité associe également des représentants des services déconcentrés de l'Etat ;
3° Le comité stratégique convie, au moins une fois par an, une assemblée de parties prenantes afin de lui présenter les travaux menés par l'Observatoire. Les parties prenantes peuvent être associées à l'élaboration et au suivi du programme de travail.
Article 3
Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Mesure 15 - Action 2 Renforcer la prise en compte des enjeux de protection de la biodiversité dans les projets d'infrastructures énergétiques.
Regrouper, compléter et valoriser la connaissance sur le lien entre les EnR et la biodiversité, au sein d’Observatoires dédiés. […] un Observatoire des EnR et de la biodiversité qui sera mis en place pour Ies instaIIations terrestres d’ici mi−2024. Il assurera la synthèse et la diffusion des connaissances sur ce périmètre. L’ensembIe de Ia connaissance sera mis à disposition de tous (public, coIIectivités, porteurs de projet, parties prenantes…) pour donner aux acteurs Ies outiIs d’une bonne prise en compte dans la séquence éviter - réduire - compenser.
Gouvernance
L’Observatoire bénéficie du pilotage stratégique des deux ministères en charge de l’énergie et de l’environnement, représentés respectivement par la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) et la Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature (DGALN), et par des services déconcentrés de l’État (DREAL, DDT-M).
Il est mis en œuvre conjointement par l’ADEME et l’OFB.
Il comprend trois instances :
Un comité stratégique (CoSTRAT), qui définit les orientations stratégiques de l’Observatoire ;
Un comité de pilotage (CoPil), qui veille à son fonctionnement opérationnel ;
Et une assemblée des parties prenantes (APP), qui répond à son objectif de transparence et permet à l’ensemble de la chaîne d’acteurs concernée de s’exprimer sur les travaux à mener et sur la manière de valoriser les résultats.
Les travaux de l’Observatoire sont pour l’instant financés par des fonds publics issus de l’ADEME et de l’OFB. Certaines actions de son centre national de ressources sont inscrites au programme Life BIODIV ’ France et bénéficient du soutien financier de l’Union Européenne.
Missions
Les missions de l'Observatoire s’inscrivent autour de trois grands axes :
État des lieux de la connaissance des incidences des énergies renouvelables sur la biodiversité, les sols et les paysages et des solutions de remédiation possibles, des moyens d’évaluation de ces incidences et des moyens d’amélioration de cette connaissance ;
Expertises scientifiques collectives (ESCo) et études ciblées ;
Transfert de la connaissance, via un centre national de ressources, dont l’objet sera de mettre à disposition auprès de l’ensemble de la chaine d’acteurs, et de manière claire, accessible et objective, la connaissance scientifique et technique acquise.
Les actions menées dans le cadre de cet axe porteront sur :
L’évaluation et l’exploitation des données disponibles, notamment celles issues des états initiaux et suivis réalisés par les développeurs dans le cadre de leurs autorisations environnementales. Ceci supposera au préalable une évaluation du cycle actuel de ces données (de leur acquisition à leur exploitation éventuelle), de leur qualité et de leurs modalités possibles d’exploitation ;
Un recensement et une cartographie des études R&D françaises amenées à alimenter l’Observatoire ;
Un état des lieux de la connaissance scientifique des incidences, des solutions de remédiation possibles (mesures éviter, réduire, compenser) et des enjeux (notamment en termes de sensibilité et de vulnérabilité des milieux naturels ou espèces à certaines filières).
Ces analyses seront effectuées séparément par filières d’énergies renouvelables. Elles s’appuieront sur la littérature scientifique disponible et les données standardisées de suivi des énergies renouvelables lorsqu’elles sont exploitables. Les incidences de chaque filière sur les milieux naturels ou espèces, seront mises en regard de celles engendrées par d’autres pressions. Les livrables seront sous la forme de revues systématiques, de rapports de synthèse de la connaissance ou des pratiques mises en oeuvre, de cartes, de chiffres clés ou de bases de données.
Il s’agira de définir et mettre en œuvre des expertises scientifiques collectives (ESCo) ou des études techniques ciblées, en nombre limité, visant à répondre à des besoins d’acquisition de connaissances ponctuels, qui ne seraient pas couverts par d’autres programmes ou études recensés par l’axe 1.
Le partage des connaissances acquises se déroulera selon les trois modalités suivantes :
Un hub d’information, qui mettra à disposition l’ensemble des ressources (études, cartes, guides, etc.), via son site web ;
Un accompagnement technique des acteurs, via la diffusion des connaissances développées, dans un format opérationnel, adapté à chaque catégorie d’acteurs (webinaires, formations, référentiels ou guides techniques, cartes, etc.) ;
Une agora visant à capitaliser les retours d’expériences, à valoriser les bonnes pratiques et à identifier les difficultés et besoins de connaissance ou d’outils supplémentaires, via la mise en réseau des acteurs, l’animation de groupes de travail techniques et la mise à disposition d’une plateforme collaborative.
Périmètre
Les filières ciblées sont les énergies renouvelables terrestres (y compris sur plans d’eau).
Les entités environnementales concernées sont la biodiversité, les paysages et les sols.
Au sens du code de l’environnement (CE), la biodiversité (ou diversité biologique) est entendue comme la « variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, ainsi que les complexes écologiques dont ils font partie. Elle comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces, la diversité des écosystèmes ainsi que les interactions entre les organismes vivants » (article L. 110-1 du CE).
Au sens du code de l’environnement (CE), l’approche anthopocentrée est privilégiée : les paysages sont entendus comme « une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels ou humains et de leurs interrelations dynamiques » (article L. 350-1 A du CE).
Cette partie de territoire perçue par les habitants ou les visiteurs, peut évoluer dans le temps sous l'effet des forces naturelles et de l'action des êtres humains. La « politique du paysage » est l'expression de la prise de conscience par les pouvoirs publics de la nécessité de définir et mettre en œuvre une politique spécifique à ce sujet. Le public est invité à jouer un rôle actif à la fois i) dans sa protection, pour conserver et maintenir la valeur patrimoniale d'un paysage ; ii) dans sa gestion, pour accompagner les transformations induites par les nécessités économiques, sociales et environnementales, et iii) dans son aménagement, notamment pour les espaces les plus touchés par le changement, comme les zones périurbaines, industrielles ou littorales.
L’approche écocentrée perçoit le paysage comme une « portion de territoire hétérogène, composée d’ensembles d’écosystèmes en interaction (ex : continuités, processus biogéochimiques, …) ». Ainsi, l'écologie du paysage a pour objet l'étude des relations entre la structure et l'organisation des paysages d’une part, et les processus écologiques qui s'y déroulent d’autre part. Un des concepts est que « le tout vaut plus que la somme des parties ». Parmi les acquis de cette discipline scientifique, on note à titre d’exemples : i) l’identification du rôle des corridors écologiques dans le bon déroulement du cycle de vie des espèces animales, leur maintien en bon état de conservation et les phénomènes de régulation inter- intra-spécifiques ; ii) l'importance de la connectivité entre les écosystèmes dans leur capacité de résilience et la régulation des processus physiques, biogéochimiques ou biologiques (exemples : rôle des réseaux bocagers dans la gestion des eaux de surface, rôle des haies dans la pollinisation et le contrôle des insectes ravageurs au sein des cultures).
Au sens de la proposition de directive du parlement européen et du conseil relative à la surveillance et à la résilience des sols - COM(2023) 416 final, les sols sont entendus comme la couche superficielle de la croûte terrestre située entre le substrat rocheux et la surface terrestre, constituée de particules minérales, de matières organiques, d’eau, d’air et d’organismes vivant.
Au sens du code de l’environnement (CE), ils sont considérés au travers de leur diversité et des processus dynamiques qui les régissent (article L. 110-1 A du Code de l’Environnement).
Au sens de la LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, ils sont considérés au travers de leurs fonctions biologiques, hydriques et climatiques ; ainsi que de leur potentiel agronomique.
Feuille de route 2024 - 2026
Sur ces trois premières années, les actions de l'Observatoire sur le volet "biodiversité" portent à titre d'exemples, sur :
Toutes les énergies renouvelables terrestres
- État des lieux des programmes de recherche et de développement (R&D) sur les énergies renouvelables terrestres et la biodiversité, les sols et les paysages ; et des données environnementales et des systèmes d’observation disponibles (DEPOBIO, systèmes d’informations du public, etc.), en partenariat avec l'Unité d'Appui et de Recherche Patrinat (OFB, MNHN, Cnrs, IRD) ;
- Diffusion des connaissances scientifiques et techniques auprès du plus grand public, via leur mise à disposition sur le site web de l’Observatoire ;
- Accompagnement des acteurs : séminaires, groupes de travail techniques, partage et valorisation des retours d'expériences, etc., en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux (FPNR).
Solaire photovoltaïque au sol et flottant
- Synthèses de la connaissance scientifique des incidences et des solutions d'atténuation possibles et état des lieux des pratiques (évaluation des enjeux, des risques d'incidences et des pratiques en France et à l’international - dont choix des sites d'implantation des projets et mesures visant à éviter, réduire, compenser et suivre leurs atteintes potentielles à l'environnement), en partenariat avec l'Unité d'Appui et de Recherche Patrinat (OFB, MNHN, Cnrs, IRD) ;
- Développement de protocoles standards de réalisation des états initiaux et des suivis environnementaux, en partenariat avec le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER) et le Syndicat de l’Énergie Solaire Renouvelable (Enerplan) ;
- Réalisation d'un guide technique d’aide à l’éco-conception des centrales photovoltaïques au sol et flottantes. Ce projet rassemble les compétences de l'ADEME pour le volet "bilan Carbone", du CEREMA pour les volets "sol" et "paysage", et de l'OFB, de l'Institut Méditerranéen de Biodiversité et d'Ecologie (Université Aix-Marseille) et du Centre d’Études d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CNRS) pour les volets "biodiversité" et "eau".
Éolien terrestre
- Synthèse de la connaissance scientifique des incidences et des solutions d'atténuation possibles et état des lieux des pratiques (évaluation des enjeux, des risques d'incidences et des pratiques en France et à l’international - dont choix des sites d'implantation des projets et mesures visant à éviter, réduire, compenser et suivre leurs atteintes potentielles à l'environnement), en partenariat avec l'Unité d'Appui et de Recherche Patrinat (OFB, MNHN, Cnrs, IRD) ;
- Etude "SDA+" : proposition d’un processus d’évaluation et de certification de la performance des systèmes automatiques de détection-classification de l’avifaune et d'arrêt des éoliennes (SDA) et développement d’un référentiel d'estimation de la performance des SDA en fonction du contexte local (paysage, type d'éolienne, espèces d'oiseaux présentes et ciblées par le SDA)
- Animation de groupes de travail techniques, etc.
Partenaires et contributeurs
Synthèse
Les premiers partenaires contribuant aux missions de l'Observatoire sont listés dans le tableau ci-dessous. D'autres partenariats sont voués à se développer dans les prochaines années.
| Axes de travail | Partenaires en date du 19 juillet 2025 | |
|---|---|---|
| État des lieux des connaissances scientifiques et techniques et des moyens de les améliorer | Volet « biodiversité » | UAR PatriNat (OFB, MNHN, CNRS, IRD) : évaluation des données et systèmes d’informations disponibles ; recensement et cartographie des études et programmes de recherche ; états des lieux des incidences; bilan et efficacité des mesures mises en œuvre pour éviter, réduire et compenser ces incidences |
| Volet « paysages » | CEREMA, MTE (DHUP) | |
| Volet « sols » | Unité Info&Sols (INRAe), Réseau Mixte Technologique Sols & Territoires, Chambres d'Agriculture France | |
| Études ciblées ou expertises scientifiques collectives (ESCo) | Syndicats SER et ENERPLAN : harmonisation des protocoles de réalisation des états initiaux et des suivis environnementaux des projets photovoltaïques au sol | |
| Centre national de ressources | Hub d’information | En régie OFB, ADEME |
| Accompagnement technique | CEREMA, IMBE-Université Aix-Marseille et CEFE-CNRS : Guide d’aide à l’éco-conception des centrales photovoltaïques au sol | |
| Agora | Fédération des Parcs Naturels Régionaux : formalisation et partage des retours d’expériences | |
Partenaires de l'état des lieux des connaissances et des pratiques
L'UAR Patrinat ...
... est une unité d’appui et de recherche sous cotutelle de l’OFB, du MNHN, de l’IRD et du CNRS.
Elle assure des missions nationales d’expertise scientifique et de gestion des connaissances sur le patrimoine naturel. Elle met notamment en œuvre le système d’information de la biodiversité qui comprend le système d’information de l’inventaire du patrimoine naturel (SINP). Ce dernier a ainsi pour objet de structurer les connaissances (état et suivi) sur la biodiversité : espèces (faune, flore, fonge) d'une part, habitats naturels ou semi-naturels d'autre part, et la géo-diversité, le but étant de mettre à disposition ces connaissances au plus grand nombre (et selon les réglementations en vigueur). Il couvre l'ensemble du territoire national (métropole et outre-mer) et porte sur le domaine terrestre comme marin. L’Inventaire National du Patrimoine Naturel constitue le service d’accès à l’ensemble des informations de la plateforme nationale. Ce site contribue au service public d’information « NatureFrance » institué par le schéma national des données de la biodiversité.
De façon plus spécifique, l’unité PatriNat :
met en œuvre la démarche DEPOBIO prévue à la LOI de reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (2016), qui recueille les données brutes de biodiversité, dont certaines sont acquises dans le cadre des études d’impact des projets d’aménagement du territoire dont d’énergies renouvelables, les analyse et les valorise afin d'alimenter la connaissance sur les enjeux "biodiversité" propres à chaque territoire ;
réalise des synthèse de la connaissance issue de la recherche scientifique sous la forme de "cartes" ou "revues" systématiques. Ces synthèses portent notamment sur les liens entre les pressions exercées par l'homme sur les milieux naturels et l'état de la biodiversité ;
expertise les conséquences de l'artificialisation des milieux naturels sur la biodiversité et les instruments de l'action publique pour y remédier (objectif de Zéro perte nette de biodiversité via l'application de la séquence éviter, réduire, compenser ; objectif de Zéro Artificialisation Nette) ;
travaille en partenariat avec des acteurs de la filière EnR (TSE Energy, EDF renouvelables, etc.) et des gestionnaires du foncier concernés par les EnR (Ministère des Armées; etc.).

Le CEREMA ...
... est un établissement public relevant du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, premier établissement à pilotage partagé entre l'Etat et les collectivités territoriales. Il est présent partout en métropole et dans les Outre-mer grâce à ses 27 implantations et ses 2 500 agents. Détenteur d’une expertise nationale mutualisée, le Cerema accompagne l’État et les collectivités territoriales pour la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la cohésion des territoires par l’élaboration coopérative, le déploiement et l’évaluation de politiques publiques d’aménagement et de transport.
Doté d’un fort potentiel d’innovation et de recherche incarné notamment par son institut Carnot Clim’adapt, le Cerema agit dans 6 domaines d’activités : Expertise & ingénierie territoriale, Bâtiment, Mobilités, Infrastructures de transport, Environnement & Risques, Mer & Littoral.
Concernant les énergies renouvelables (EnR), le CEREMA appuie actuellement l'Etat dans l'identification des Zones d'accélération des EnR terrestres.

L'unité Info&Sols d'INRAe ...
... travaille, d’une part, à caractériser l’état des sols dans le temps et l’espace et cherche à comprendre et à modéliser leur fonctionnement en portant un intérêt particulier aux propriétés et processus physiques et biogéochimiques des sols. D’autre part, elle développe des méthodes d’évaluation de la qualité ou de la santé des sols, de leur multifonctionnalité, en proposant des indicateurs simples et accessibles associés à des référentiels d’interprétation, en réponse aux besoins des politiques publiques agricoles, environnementales, sanitaires et d’aménagement du territoire. L'Unité organise également la surveillance et l’inventaire des sols de France en lien avec ses partenaires régionaux dans le cadre de son implication au sein du Groupement d’intérêt scientifique sur les Sols (GIS Sol).
Le RMT Sols & Territoires
... est un réseau d'organismes de recherche, de développement et de formation autour d’une thématique commune dont l'objectif est de créer les méthodes et outils d’exploitation des données « sol » répondant aux besoins des acteurs des territoires. Il est financé par le Ministère en charge de l’Agriculture.
Chambre d'agriculture France
... est la tête de Réseau des 101 Chambres d’agriculture de métropole et d’Outre-mer.
Partenaires des études ciblées
Enerplan ...
... est un syndicat qui rassemble et représente depuis 1983 plusieurs centaines d’entreprises françaises d’électricité et de chaleur solaires, actives sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Au sein d’Enerplan, les entreprises membres sont à égalité quel que soit leur segment de marché, leur statut ou leur taille. Elles sont signataires d’une charte éthique qui porte les valeurs de la filière : l’intégrité, le souci de l’intérêt général et de l’équité entre les acteurs, la volonté d’accélérer collectivement la transition énergétique. Elles travaillent aussi bien à satisfaire des besoins énergétiques locaux – l’énergie solaire alimentant bâtiments ou quartiers en circuit court énergétique – qu’à répondre aux enjeux électriques à l’échelle nationale et régionale.
Enerplan est membre fondateur de Qualit’ENR. Il est impliqué dans la formation et la qualification des professionnels des énergies renouvelables, et soutient les démarches de progrès constant dans la filière solaire et les recherches d’innovation : stockage, flexibilité, smart grids, synergies ENR et mobilité électrique.

Le Syndicat des Énergies Renouvelables ...
... représente depuis 1993 l’ensemble des filières des énergies renouvelables en France.
Il œuvre pour le développement des énergies renouvelables, au bénéfice de la collectivité.
Il regroupe, directement ou indirectement, plusieurs milliers d’entreprises, producteurs de ressources (forestiers, agriculteurs), concepteurs, industriels et installateurs, développeurs et exploitants de centrales de production et associations professionnelles spécialisées. Pour chaque filière renouvelable, il fédère donc l’ensemble des acteurs présents sur la chaîne de valeur. Depuis sa création, son action a permis de faire évoluer le cadre législatif, règlementaire et économique des énergies renouvelables et d’engager ainsi la France dans une trajectoire de transition énergétique.

Partenaires du Centre national de ressources
L’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale ...
... est une Unité Mixte de Recherche regroupant deux Universités (Aix Marseille Univ. et Avignon Univ.) et deux instituts de recherche (CNRS et IRD). Cette Unité mène des recherches intégratives, développant des approches globales et interdisciplinaires pour l’étude de la biodiversité et de l’écologie. Ces recherches s’inscrivent dans un contexte planétaire de menaces sur la biodiversité et de changements globaux des écosystèmes du fait des activités humaines.
L’IMBE s’intéresse aux systèmes marins, continentaux et à leurs interfaces, dans des contextes biogéographiques variées (zones méditerranéennes, arides, montagnardes et tropicales notamment) et ce à différentes échelles d’organisation du vivant (de la molécule à l’écosystème). L’organisation et le fonctionnement de la biodiversité et des écosystèmes, leur dynamique historique et évolutive, leur vulnérabilité, leur conservation et leur restauration ainsi que les effets de leur dégradation sur la santé humaine sont au cœur de nos recherches interdisciplinaires et de nos diverses actions de formation.
Concernant les énergies renouvelables, l'IMBE a développé des programmes de recherche appliqués relatifs (i) aux incidences des parcs solaires photovoltaïques sur les sols et la biodiversité, et (ii) aux mesures de remédiation possibles. Deux guides d'appui à l'éco-conception de ces installations énergétiques ont été réalisés avec le bureau d'étude ECO-Med et le développeur TOTAL Quadran, dits guides "PIESO".
Actuellement, l'IMBE pilote le programme de recherche "REMEDE" financé par l'ADEME, dont le but est de caractériser les incidences des parcs solaires photovoltaïques sur les sols, la végétation et les arthropodes ; et de proposer des solutions de maintien de certaines fonctions écologiques au sein de ces parcs (dont la pollinisation).

Le Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive ...
... est une Unité Mixte de Recherche (UMR) depuis 2003, qui comporte désormais quatre tutelles :
le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS),
l'École Pratique des Hautes Études (EPHE),
l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD),
et l'Université de Montpellier (UM)
- et trois partenaires :
l'Institut Agro / Montpellier SupAgro,
l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAE)
et l'Université Paul Valéry (UPV).
Le CEFE mène des recherches intégratives et interdisciplinaires sur la biodiversité et l’écologie. Son projet vise à comprendre la dynamique, le fonctionnement et l’évolution du vivant, de « la bactérie à l’éléphant », et « du génome à la planète ». Il s’appuie sur trois ambitions : [1] comprendre le monde vivant pour anticiper ce que sera demain ; [2] conduire à des innovations et répondre aux attentes de la société ; [3] pratiquer une science « rassembleuse » et diverse dans ses approches disciplinaires. Les questions de recherche sont posées dans un contexte marqué par la prégnance des changements planétaires, le développement de nouvelles technologies de manipulation du vivant et l’exigence croissante de la société pour la recherche.
Le CEFE s’intéresse en particulier aux systèmes terrestres, dans des contextes biogéographiques variés (zones méditerranéennes, arides, montagnardes et tropicales notamment) et ce, à différentes échelles d’organisation du vivant (de la molécule à l’écosystème). Il s’organise autour de quatre thèmes fondateurs :
l’écologie évolutive et comportementale,
l’écologie fonctionnelle,
la dynamique et la conservation de la biodiversité
et les interactions entre écologie et sociétés.
Il est impliqué dans différents outils (PEPR, RT) de structuration de la recherche nationale en écologie, dont le Réseau Thématique Pollinéco rassemblant 250 chercheurs nationaux spécialisés en écologie de pollinisation.
Concernant les énergies renouvelables, le CEFE a développé différents programmes de recherche appliqués, relatifs aux incidences des éoliennes ou des parcs solaires photovoltaïques au sol sur la biodiversité et aux mesures de remédiation possibles (évitement, réduction, ou compensation). A titre d'exemples, il pilote, réalise ou contribue aux programmes de recherche suivants :
"MAPE" (Réduction de la Mortalité Aviaire dans les Parcs Éoliens en exploitation), cofinancé par l'Etat, l'ADEME, L'OFB, la Région Occitanie, France renouvelable, le Syndicat des énergies renouvelables, le CEMEB et 25 opérateurs privés, et dont l'objectif est de comprendre les causes et conséquences de la mortalité aviaire dans les parcs éoliens terrestres en exploitation. Ce programme a donné lieu à la publication de nombreux outils d'aide à la décision pour les développeurs de parcs éoliens terrestres et les services instructeurs de l'Etat, dont notamment :
un outil d'évaluation de l'impact des mortalités aviaires générées par les éoliennes sur la démographie des populations concernées (EolPOP) ;
des protocoles d'évaluation de la performance des Systèmes de Détection Automatique (SDA) des oiseaux et d'asservissement des aérogénérateurs ;
un outil d'évaluation de la distance minimale de détection des oiseaux par les SDA permettant de limiter les risques de collision avec les éoliennes.
"REMEDE" financé par l'ADEME, dont le but est de caractériser les incidences des parcs solaires photovoltaïques sur les sols, la végétation et les arthropodes, et de proposer des solutions de maintien de certaines fonctions écologiques au sein de ces parcs (dont la pollinisation).

Les territoires de Parcs naturels régionaux ...
... constituent un réseau de 58 Parcs qui, à travers leurs missions et leurs chartes, travaillent à la convergence d’enjeux multiples : préservation des patrimoines naturels et culturels, accompagnement de la transition énergétique et valorisation de la vie locale.
Les territoires de Parcs naturels régionaux contribuent activement à la transition énergétique et travaillent unanimement sur les enjeux de transition écologique et de biodiversité en veillant à la cohérence des projets d’EnR avec leur projet de territoire. La Fédération met notamment l’accent sur les enjeux liés au transport de l’énergie via les réseaux de raccordement et vise à prendre en compte les impacts globaux des EnR depuis les sites de production jusqu’aux chantiers liés aux structures de raccordement.
Un de ses objectifs est de prendre en compte les impacts de ces installations sur l’état écologique des sols, à travers un travail en collaboration avec différents acteurs publics et privés.
La fédération des Parcs a mis en place depuis plus de 20 ans une mission Energie Climat, qui a été complétée par la création d’une nouvelle mission spécifique dédiée aux questions de prise en compte de la biodiversité dans les projets d’EnR, et renforce ainsi son travail dans cette thématique à travers son engagement dans le LIFE Biodiv’France.
